Numéro 2 | Automne 2008
Dissimuler, faire croire, deviner, déduire, comprendre... Des incontournables dans la parfaite petite panoplie du joueur de poker. Mais, ce sont également des outils quotidiens dans la vie de comédien, d'animateur, d'intervieweur et de créateur de Guy A. Lepage.
Comme si ce n'était pas assez, voilà qu'il nous dévoile qu'il « n'est pas trop pire en maths » et qu'il « connaissait toutes les mains de poker à 10 ans ». Le pilier de Rock et Belles Oreilles, l'animateur de Tout le monde en parle et le créateur d'Un gars, une fille aurait-il tout ce qu'il faut pour être toute une menace au poker ? « Je veux juste être bon, mais je ne suis pas encore rendu là. Ça prend des années de pratique. Disons que je suis une bonne recrue qui a démontré des aptitudes à ses débuts, mais à qui il reste beaucoup de travail ! »
Peut-être, mais il s'est quand même mérité un voyage aux Séries Mondiales de Poker en battant quelques collègues lors du tournoi des célébrités qui s'est tenu en marge du deuxième tournoi d'étape de la Ligue de Tournoi de Poker du Québec. Royal l'a rencontré au lendemain de sa première expérience aux WSOP.
« C'est un méchant beau feeling,dit-il. Je suis venu il y a deux semaines pour me préparer. Je suis allé voir la place au Rio. Très hot ! C'est énorme ! C'est le plus gros événement auquel j'ai participé dans mon cheminement de joueur de poker. »
Un cheminement qui a débuté il y a 18 mois, à la suggestion de son comparse de RBO, Bruno Landry...
L'éditorial | La pépinière du poker au Québec
André Boyer - Éditeur

Le temps où seuls les bien nantis du Québec pouvaient s'offrir le luxe de participer aux émotions fortes des Séries Mondiales de Poker est révolu. Grâce à la LTPQ et son commanditaire, Royal Poker, il est maintenant possible pour tous les Québécois et Québécoises de vivre les memes émotions que les meilleurs joueurs de la planète qui participant aux fameuses World Series of Poker.
La LTPQ joue très bien son rôle de pépinière. Après seulement quatre mois d'existence, une ligue où tous les tournois sont gratuits a réussi à envoyer trente-huit (oui, 38) de ses membres au Wynn Classic en février. Même si deux des gagnants n'avaient pas les 21 ans requis à Las Vegas, ils n'ont pas été en reste avec des participations au premier tournoi à 1000 $ de droit d'entrée de la série Royale du Casino de Montréal. À peine quatre mois plus tard, trente-six membres de la LTPQ partaient à leur tour vers les Séries Mondiales de Poker pour un tournoi au droit d'entrée de 1500 $. Aucune autre ligue offrant des tournois gratuits n'a égalé cet exploit.
Le vrai exploit aura cependant été de voir six des trente-six gagnants de la ligue québécoise se tailler une place parmi les boursiers...
Portrait Royal | Guy A. Lepage
Dominic Fugère - Rédacteur en chef et Portrait Royal

Dissimuler, faire croire, deviner, déduire, comprendre... Des incontournables dans la parfaite petite panoplie du joueur de poker. Mais, ce sont également des outils quotidiens dans la vie de comédien, d'animateur, d'intervieweur et de créateur de Guy A. Lepage.
Comme si ce n'était pas assez, voilà qu'il nous dévoile qu'il « n'est pas trop pire en maths » et qu'il « connaissait toutes les mains de poker à 10 ans ». Le pilier de Rock et Belles Oreilles, l'animateur de Tout le monde en parle et le créateur d'Un gars, une fille aurait-il tout ce qu'il faut pour être toute une menace au poker ? « Je veux juste être bon, mais je ne suis pas encore rendu là. Ça prend des années de pratique. Disons que je suis une bonne recrue qui a démontré des aptitudes à ses débuts, mais à qui il reste beaucoup de travail ! »
Peut-être, mais il s'est quand même mérité un voyage aux Séries Mondiales de Poker en battant quelques collègues lors du tournoi des célébrités qui s'est tenu en marge du deuxième tournoi d'étape de la Ligue de Tournoi de Poker du Québec. Royal l'a rencontré au lendemain de sa première expérience aux WSOP.
« C'est un méchant beau feeling,dit-il. Je suis venu il y a deux semaines pour me préparer. Je suis allé voir la place au Rio. Très hot ! C'est énorme ! C'est le plus gros événement auquel j'ai participé dans mon cheminement de joueur de poker. »
Un cheminement qui a débuté il y a 18 mois, à la suggestion de son comparse de RBO, Bruno Landry...
Dans la tête de Negreanu | On fait une entente? Je ne crois pas
Daniel Negreanu - Collaborateur Card Player

Très tôt dans ma carrière dejoueur de tournoi, j'ai dû décidercomment j'allais agir face aux ententes qui ont lieu en fin de tournois d'envergure pour séparer les bourses. Je devais aussi être prudent et ne pas accepter d'ententes desquelles je sortirais perdant.
Par contre, en toute honnêteté, je ne me trouvais pas très bon pour juger si une entente était meilleure et plus juste qu'une autre. De plus je n'étais pas confortable d'induire les autres à conclure une entente injuste e leur faveur. J'étais alors pris dans un dilemme.
À cette époque, j'avais pris la decision que l'argent était le facteur principal. J'avais souvent les poches vides et mes journées se résumaient à gagner peu à peu dans les parties de Hold'em limite à 20-40 à Foxwoods afin d'amasser le coût d'entrée pour les tournois.
Cependant, j'étais encore très jeune et vivais encore chez mes parents. Était-ce alors vraiment important de conclure ces ententes? ...
Édition LTPQ | Marco Bernier : Le résultatd'une vie
Bruno Boudreau - Collaborateur Québec

D'aussi loin qu'il tente de se souvenir, Marco Bernier a toujours été un amateur de poker. Maintenant dans la quarantaine, il avoue jouer au poker depuis « 37-38 ans ». Tout un parcours qui a finalement porté fruit pour celui qui vient de terminer 29e sur un bassin de 2700 joueurs lors de l'événement 53 des dernières Séries Mondiales de Poker en juillet dernier. « La ligue, c'est un laboratoire ! »
Voici comment M. Bernier voit la LTPQ depuis qu'il s'y est joint. Dès qu'il a su qu'il avait la chance de partir pour Las Vegas, il s'est permis de vivre à fond sa passion et, ainsi, perfectionner son art : « J'ai lu beaucoup de livres et je joue régulièrement au petit bar dans notre région », raconte celui qui empile les jetons dans la région de Lévis, notamment au Bar le P'tit Prince et au Bar l'Allemand. Après sa belle performance aux WSOP, Marco a continué sur sa lancé en accumulant les bons résultats. Il est même parvenu à réussir un doublé en terminant parmi les 30 finalistes lors du 3e tournoi d'étape. Il prendra donc la route en direction de Foxwoods, en Virginie, à la fin octobre pour tenter de faire une autre belle prestation sur le circuit...

Des nouvelles de la LTPQ | Motivé à en donner plus à nos joueurs
Pierre Martel - Collaborateur Québec

Après trois étapes couronnées de succès, la Ligue de Tournois de Poker du Québec s'approche lentement, mais sûrement de son premier anniversaire. Le nombre d'établissements et de joueurs membres de même que le calibre du jeu ne cessent de progresser. Comme un fier papa, le gestionnaire de la LTPQ, M. Pierre Martel, nous partage ses opinions sur la croissance de son bébé.
Royal Magazine : Faites nous le bilan des opérations de la LTPQ depuis ses débuts, il y a maintenant près d'un
an.
Pierre Martel : Je suis très heureux de voir comment la ligue continue de croître. Nous avons des partenaires qui se sont liés à nous et qui ont vu l'importance de le faire. Nous avons maintenant le bagage pour continuer à trouver d'autres partenaires pour nous aider à maintenir cette croissance, car elle ne semble pas vouloir s'estomper. Le nombre de membres et d'établissements affiliés augmente sans cesse et ce, même si j'avais pensé que l'été laisserait place à un petit creux. Cette croissance et ces nouveaux horizons du côté des partenaires nous permettront d'en offrir encore plus aux joueurs d'ici.
Après un an de progrès, nos partenaires potentiels voient maintenant que la ligne n'est pas un feu de paille. Elle est là pour rester! ...
Deuxième tournoi d'étape de la LTPQ : La réussite se poursuit
Bruno Boudreau - Collaborateur Québec

Après le succès indéniable de la première édition de cet événement un peu plus tôt cette année, plusieurs se demandaient si ce ne serait pas qu'un simple feu de paille. C'est ainsi qu'au matin du 24 mai, tous les yeux étaient rivés sur les deux imposantes portes donnant accès à la salle de bal du Marriott Château Champlain : les attentes étaient énormes !
Les joueurs étaient au rendez-vous
Mission réussie pour l'organisation alors que 327 joueurs, sur les quelques 365 joueurs qui s'étaient qualifiés dans leurs établissements respectifs, se sont présenté aux différents comptoirs d'inscriptions. En plus des champions des différentes circonscriptions, les 25 meilleurs pointeurs de la dernière étape ont aussi été invités ainsi que la toute première championne de l'histoire de la ligue, Sandra Seto, de Gatineau. Rappelons que Mme Seto a terminé parmi les boursiers lors d'un tournoi du Wynn Classic en mars dernier pour ainsi mettre la main, du même coup, sur la bague de championnat de la 1ère étape. Évidemment, les joueurs connaissaient tous l'enjeu de cette édition, soit une place aux Séries Mondiales de Poker (WSOP).
Lancement du magazine Royal
Tel qu'annoncé sur le site officiel de la LTPQ et grâce à la complicité de Gestion Poker Tour, Royal, le premier magazine québécois portant sur le poker a été lancé officiellement la même journée. L'éditeur, M. André Boyer, caressait depuis longtemps ce rêve et c'est finalement sous la plume de M. Dominic Fugère, qui agit à titre de rédacteur en chef, qu'il en a vu la concrétisation. C'est donc dans une salle comble avec un paquet d'accolades et sous un tonnerre d'applaudissements que M. Fugère a présenté le Royal aux joueurs, spectateurs et journalistes présents...

WSOP : Une vague du Québec déferle sur Vegas
Bruno Boudreau - Collaborateur Québec

L'essaim s'affole
Dimanche 29 juin, 11 heures. La délégation de gagnants du second tournoi d'étape s'est donné rendezvous à l'aéroport Montréal-Trudeau de Dorval pour décoller en direction de Las Vegas vers les prestigieuses Séries Mondiales de Poker ! L'ambiance est fébrile. La curiosité et l'excitation sont palpables. Certains partagent leurs voyages antérieurs alors que d'autres fabulent et rêvent en silence aux mirobolantes expériences qui les attendent dans LA capitale du poker.
M. Pierre Martel distribue des vêtements à l'effigie de la ligue aux joueurs qualifiés ainsi qu'à notre célébrité qui accompagne le groupe, Guy A. Lepage. Avec leur chandail jaune, nos petites abeilles seront plus facilement identifiables dans la ruche « vegassienne ».
Vers 22 heures, après un transit à Winnipeg, l'avion survole enfin Las Vegas et les lueurs de la majestueuse ville n'ont d'égal que les étincelles au fond des yeux de nos gagnants. Le tournoi n'étant que le lendemain midi, certains joueurs succombent même à la tentation et vont tâter le pouls des tables de Las Vegas dès leur arrivée à l'hôtel.
Le grand jour
Après une nuit légèrement plus courte pour certains, nos gagnants sont plus prêts que jamais et le Rio leur ouvre ses portes. Une fois tout le monde inscrit, M. André Boyer prodigue ses conseils et encouragements au petit groupe formé autour de lui. Certains en profitent aussi pour soutirer quelques autographes à leur idole, M. Doyle Brunson, légende vivante du poker, qui tient une séance aux abords de la salle. À midi, la bataille commence. Nos petites abeilles se sentent à leur aise dans cette salle que l'on surnomme justement « la ruche » en référence aux bourdonnements que peuvent produire plus de 2000 joueurs qui manipulent leurs jetons...
- Souvenirs de Vegas...

Troisième tournoi d'étape de la LTPQ | 3 tournois pour le prix d'un
Bruno Boudreau - Collaborateur Québec

Suite aux deux premières éditions, l'organisation de la Ligue de Tournois de Poker du Québec n'avait plus rien à prouver ayant, en effet, déjà conquis les amateurs et répondu aux attentes. Pourtant, ne cessant d'innover, M. Pierre Martel avait promis du renouveau pour cette étape. C'est dans cet optique que près de 600 joueurs se sont présentés au Marriott Château Champlain de Montréal, le 30 août dernier. Au menu : trios tournois plutôt qu'un seul !
Une belle récompense
Tel qu'entendu depuis les débuts de la ligue, tout joueur qui décroche une bourse de plus de 10 000 $ lors d'un événement auquel il s'est qualifié par le biais de la ligue doit verser 10% de son gain net aux établissements members dans lesquels il joue. Pierre Martel était donc heureux de remettre, avec Marco Bernier, six chèques à divers établissements de la région de Lévis (Bar Le Petit Prince, Bar Lallemand et Brasserie La Baraka, tous de Lévis ; Billard Le Triangle à Ste-Foy, Bar au Sportif à Saint-Gervais et le Bar St-Nicolas à St- Nicolas), suite à la belle performance de Marco qui, rappelons-le, s'est mérité une bourse de 13 600 $ aux derniers WSOP.
Le tournoi des célébrités
Pour poursuivre la nouvelle tradition instaurée lors du précédent tournoi d'étape, un tournoi des célébrités a denouveau été présenté avec, en avant plan, M. Guy A. Lepage, notre dernier champion. Évidemment, à l'image de l'ensemble de la ligue, ce tournoi des célébrités a grandit en popularité. C'est ainsi que deux fois plus de personnalités connues se sont affrontées autour du tapis vert.
De nouveaux venus, comme Pierre Rinfret, Marcel Leboeuf, Marc-André Grondin, Patrick Huard, Rock Cloutier (joueur professionnel), Bruno Heppel et le très extroverti « Just-to-buy-my-love », des Denis Drolets, sont venus rejoinder les « vétérans » du premier tournoi.
Du lot, on notait aussi la présence de Suzanne Lussier qui a laissé de côté son rôle de croupière pour affronter nos célébrités. Une récompense bien méritée pour cette femme de l'ombre qui se donne au développement de la ligue...
- LTPQ
Hellmuth analyse | Poker en haute altitude
Phil Hellmuth - Collaborateur Card Player

Comme je me préparais àrevenir de Monaco vers la maison, j'ai décidé de laisser tomber mon billet d'avion régulier pour me payer un siège sur le jet privé de Larry Flynt. Avec un arrêt rapide prévu à Bangor au Maine pour du carburant et de la pizza (ils livrent directement à l'avion !) c'était plus ou moins un vol direct de 12 heures vers Las Vegas.
Plus important encore, Phil Ivey, Gus Hansen, Mike « The Mouth » Matusow et moi avions prévu de jouer au poker limite avec des mises aveugles de 400-800 $ jusqu'à la maison ! Que pouvait-il y avoir pour gâcher un tel voyage ? On volait à haute altitude dans le Gulfstream IV de Larry et nous jouions au poker à hautes limites pour que le temps passe plus vite. Qui plus est, je pouvais gagner 50 000 $ avant d'arriver à destination ! ...
Le Casino de Montréal hausse la mise
Dominic Fugère - Rédacteur en chef et Portrait Royal

Le premier tournoi à haute mise du salon de Texas Hold'em du Casino de Montréal a servi à quelque chose : Il a amené la preuve que le poker sur table électronique plait meme aux joueurs les plus sérieux.
« Bien entendu, quand nous avons débuté nos activités, certains joueurs devaient découvrir la table électronique, explique Stéphane Dorion, superviseur aux opérations du salon de poker du Casino de Montréal. C'est ce qui leur faisait surtout peur. Après l'avoir essayée, ils l'ont apprécié, car elle est, en fait, un mélange entre le poker sur Internet et le jeu avec croupier. »
Parmi ceux qui apprécient cette nouvelle façon de jouer au poker, on compte au moins 100 joueurs sérieux. Après tout, qui d'autre que des joueurs sérieux auraient investi 1075 $ pour le plus important tournoi à être disputé dans l'un des salons de poker de la Société des casinos du Québec...

Carter Swidler et Stéphan Dorion, Superviseur des Opérations Poker au Casino de Montréal
Notre homme à Vegas | Poker, Las Vegas et les WSOP : inséparables!
Lance Atchison - Collaborateur Las Vegas

L'histoire du poker à Las Vegas est digne d'un film hollywoodien. Au moment de ma recherche d'informations pour ce papier, j'ai été transporté au temps du Far West. La première partie de poker reconnue par la société historique de Las Vegas a capté mon attention, m'attirant comme un aimant...
En 1885, Las Vegas n'était rien de plus qu'un arrêt ferroviaire pour que les trains se réapprovisionnent en eau avant de se diriger vers le sud de la Californie. Selon la société historique de Las Vegas, il y avait un saloon installé exactement où se trouve le Plaza Hotel et son casino aujourd'hui.
C'était un jour torride et poussiéreux en ce mois d'août de 1885 lorsqu'un cow-boy arriva au galop, attacha son cheval au poteau planté dans le sol et entama sa démarche dans le saloon. Une partie de poker battait son plein et le cow-boy prit une chaise pour s'y joindre après s'être commandé une bière au bar. Pendant la partie, le cow-boy se mit à se plaindre qu'il perdait toutes les mains et accusa l'un des joueurs de tricher. Les voix se haussèrent d'un ton et le cow-boy se leva de sa chaise. Sa main se dirigea vers sa ceinture où il portait son revolver. Son défi trouva preneur en un battement de coeur. L'adversaire avait été plus rapide, notre héros recevait une balle en peine poitrine avant meme que son Colt n'ait quitté sa gaine...

Le film Rounders, tourné en 1996, a été un des premiers facteurs qui a transporté le Texas Hold'Em dans la culture populaire. Mon bon ami André Boyer a été pris en photo dans le journal Las Vegas Sun avec Matt Damon (debout) et Edward Norton qui ont joué dans l'édition 1996 du tournoi principal des Séries mondiales de poker.
Coup d'oeil sur : Le Snake's Poker Club de Kahnawake
Jean-Philippe Piquette - Collaborateur Québec

En mars dernier, soit moins de deux mois après l'ouverture de la salle de poker du Casino de Montréal, ouvrait le nouveau Snake's Poker Club sur la reserve amérindienne de Kahnawake, sur la Rive-Sud de Montréal.
On y compte 14 tables, mais surtout de vrais croupiers, de vrais jetons et de vraies cartes, contrairement aux salles qui sont sous l'autorité de Loto-Québec. Cet investissement d'un demi-million de dollars (selon La Presse), n'est pas passé inaperçu auprès des joueurs de poker de la grande région métropolitaine : Sept soirs sur sept, une cinquantaine de joueurs (et souvent bien plus) participant aux tournois quotidiens, et ce, en plus de ceux qui jouent dans les parties à l'argent.
Voici les principaux points positifs et négatifs que j'ai pu constater lors de mes nombreuses visites au Snake's Poker Club.
Positif
La salle est très grande, les tables sont espacées et plusieurs téléviseurs permettent de suivre les rencontres sportives en cours. Bien que tous les goûts soient dans la nature, j'ai trouvé que la musique était agréable. Il y a également une section V.I.P. appelée la Viper's Room pour les joueurs de plus hautes limites...

La psychologie du poker | Apprendre efficacement
Dr. Alan Schoonmaker - Collaborateur Card Player

Apprendre activement et non passivement. Si vous travaillez avec ardeur à améliorer votre jeu, mais que vous n'êtes pas satisfait de votre progrès, vous n'apprenez sûrement pas efficacement. L'efficacité mesure votre niveau d'apprentissage pour le temps et l'argent investis.
Il est facile de blâmer le système scolaire pour cette lacune puisqu'il permet aux étudiants de passer des examens à choix multiples sans que ceux-ci aient à comprendre la réelle signification de leurs livres ainsi que la façon d'utiliser leur savoir.
En effet, après que des étudiants aient terminés ce type d'examen sur des éléments spécifiques d'un livre, certaines personnes au sein de la gente éducative les ont questionnés :
- Quel était le but et l'organisation del'auteur ?
- Comment pouvez-vous appliquer les principes de l'auteur?
Plusieurs étudiants n'en avaient aucune idée puisque ces questions apparaissent rarement dans leurs examens.
Apprentissage actif
Il n'existe pas d'examen de poker, mais si vous ne comprenez et ne pouvez appliquer les principes du jeu, vous perdez de l'argent.
- En brefs...
Les grands perdants des Séries mondiales de poker 2008...
La loi se place entre "Chino" Rheem et sa table finale...
Hellmuth / Seed / Matusow / Brunson : gros paris sur qui deviendra petit! ...
Phil Laak : le bluffeur incognito...
Le poker de retour au Mohegan Sun...
Du nouveau dans les tournois au casino...
Du poker à TQS...
La Big Game | Hommage à Chip Reese
Todd Brunson - Collaborateur Card Player

À une certaine époque, on entendait les mots Chip et Doyle plus souvent dans une salle de poker que chips et salsa dans un restaurant mexicain. Les gens parlaient ainsi, bien sûr du regretté Chip Reese et de mon père Doyle Brunson.
Lorsque ceux-ci n'essayaient pas de s'arracher la tête, ces deux homes étaient les meilleurs depuis plus de 30 ans. Au-delà de jouer littéralement des milliers d'heures de poker ensemble, ils pariaient presque sur tout ce que l'on peut imaginer.
J'irais même jusqu'à dire qu'ils ont regardé plus de sports ensemble qu'ils ont jamais joué au poker l'un contre l'autre. Ils regardaient environ trios parties par jour et ce à l'année longue pendant au moins 30 ans. (Oui, ils prenaient quelques journées de congés. Ils n'étaient pas cinglés non plus!) ...

Analyse statistique | Le bulletin de mi-saison des joueurs québécois
Pierre Bergeron - Collaborateur Québec

L'été est déjà confortablement installé et les Séries Mondiales de Poker, édition 2008, sont déjà terminées. Du moins, pour les joueurs québécois, puisque la table finale sera jouée en novembre et, malheureusement, aucun québécois n'y sera.
Depuis le début de 2008, le Québécois Maxime Villemure a amassé, en un seul événement, plus d'argent que 99% des joueurs de poker québécois dans toute une vie, incluant Isabelle Mercier, René Angélil, Guy Laliberté et André Boyer. Comment ce Montréalais d'à peine 20 ans, qui ne peut légalement jouer au poker aux États-Unis (l'endroit où plus de 80% de tous les gros événements de poker ont lieu), a-t-il pu réaliser un tel exploit ? Simple. Dans le circuit de l'European Poker Tour (EPT), plus précisément à Monte Carlo.
Nous sommes à la mi-avril et tandis que les dernières neiges disparaissent de notre décor, Maxime et quelques amis se dorent la couenne dans le sud de l'Europe, plus précisément à Monaco où se déroule le plus prestigieux tournoi d'Europe, l'événement final de l'EPT dont le coût d'entrée est un « petit » 10 000 Euros (environ 16 000 $ CAN). Maxime y participe ainsi que plus de 800 joueurs provenant de tous les pays du monde...

Maxime Villemure
Globetrotter, pro du poker | Virée Brésilienne
Isabelle Mercier - Collaboratrice Globetrotter

J'ai toujours rêvé d'aller au Brésil, mais, comme pour beaucoup d'autres endroits dans le monde, j'attendais que le poker m'y amène. Si tous les chemins mènent à Rome, le poker, lui, nous mène partout dans le monde !
Me voici donc en route vers Rio de Janeiro pour la toute première étape du LAPT (Latin American Poker Tour). Premier arrêt : le cocktail d'ouverture de PokerStars. Plutôt impressionnant, surtout avec les danseuses hyper bronzées top modèles et presque à poil autour du groupe de musique brésilienne. C'est plusieurs Campaniari's plus tard que je me suis retrouvée dans une énorme discothèque à trois étages au centre de Rio, accompagnée de quelques fêtards et trois gardes du corps fournis par l'hôtel! Cette soirée m'a bien amusée, mais ne m'amusait plus du tout lorsque je me suis réveillée le lendemain dans la pire forme de ma vie. Fidèle à ma réputation, j'ai commence le tournoi en retard, les yeux à peine ouverts, avec le mal de bloc le plus solide qu'il m'ait été donné d'avoir depuis des mois. J'ai meme jeté mes cartes depuis la grosse blind alors que personne n'avait relancé ! ...

L'animateur Montel Williams et Isabelle Mercier
Considérations stratégiques d'un WSOP ordinaire
Philippe Boucher - Collaborateur - USA

Les Séries Mondiales de Poker (WSOP) sont terminées et je suis enfin de retour à la maison. J'ai passé un total de 31 jours à Las Vegas et je peux vous dire qu'il y a vraiment beaucoup d'action à ce moment de l'année. J'ai joué un total de quatre tournois des WSOP et un du World Poker Tour (WPT), mais je n'ai été qu'une seule fois parmi les boursiers.
J'ai vraiment été malchanceux dans tous mes tournois. Je considère qu'avec un peu de chance, j'aurais pu décrocher une bourse dans trois des quatre tournois des WSOP, imaginez avec beaucoup de chance !
J'ai donc joué, dans un premier temps, le tournoi WSOP en tête-à-tête (heads up), à 10 000 $ de frais d'entrée. Mon adversaire était assez mauvais, mais il a eu un bon départ et m'a grugé le tiers de mon tapis pour ensuite me batter quand j'étais all-in avec la meilleure main. La structure du tournoi était vraiment mauvaise, surtout pour un tournoi à 10 000 $ qui se dit le championnat du monde et qui est, en plus, le seul tournoi heads up de toutes les Séries Mondiales.
J'ai ensuite joué deux tournois à six joueurs maximum par table (shorthanded), soit un à 5000 $ et un à 2500 $. Encore une fois, vraiment pas grand-chose à raconter. AA qui perd contre 7-8 sur le flop de 8-5-3 quand un troisième 8 est tombé sur la rivière... Dans mon autre tournoi, ma paire de 8 est tombée face-à-face avec des As... Tout heureux de voir un 8 comme première carte sur le flop, j'ai déchanté quand un As est apparu juste après. Le quatrième As est venu clouer mon cercueil en tombant sur le tournant !
J'ai ensuite joué le tournoi principal où les choses étaient assez tranquilles en me maintenant dans la moyenne pendant six heures. Jusqu'à ce que...

Jeniffer Tilly
Sur le tapis, point de vue d'un croupier | Ils étaient quatre
- Sur le tapis, point de vue d'un croupier | Ils étaient quatre
En ce froid vendredi soir de mars, l'action réchauffait l'atmosphère d'un tournoi de Texas Hold'em. Cinq tables où plus de 45 joueurs allaient se disputer, dans quelques instants, une bataille sans arme.
Les cartes, les jetons, les bluffs, les mises « all-in », les relances, les regards intenses pour intimider son adversaire et les « tells » constituaient le seul arsenal disponible pour ces chevaliers de la table ovale. Tous étaient réunis à leur table en attente des mots du grand manitou du tournoi : « Shuffle up and deal ».
Une heure s'est écoulée au meme rythme que les piles de jetons diminuaient lentement pour certains et grimpaient en rafale pour d'autres. Certains n'en pouvant plus et croulaient déjà sous la pression des relances de leurs ennemis d'un soir. D'autres, courageux, se relevaient de « bad beats » ou marchaient tout simplement vers la sortie la tête basse suite à un bluff raté ou une rivière déchaînée.
Quelques heures plus tard, les flops, les tournants et les rivières déferlés par les dieux du poker en avaient envoyé plus d'un perplexe à la guillotine. Les survivants étaient le résultat de la chance, de leurs habiletés ou d'un mélange des deux, comme c'est souvent le cas en tournoi.
Puis est arrivé la table finale, qui se déroulait sans histoire, du moins, jusqu'à ce qu'il ne reste que quatre compétiteurs pour se disputer le sprint final vers les bourses...
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